Photographie / Homeland Series, 2018 - 2019.

Untitled 1,  Homeland series 2019.

Untitled 1, Homeland series 2019.

Untitled 2,  Homeland series 2019 .

Untitled 2, Homeland series 2019 .

Windowless , “Sans fenêtres” Série Homeland, 2018

Windowless, “Sans fenêtres” Série Homeland, 2018

Triptyque  “L’Homme qui marche”  Série Homeland, 2018.

Triptyque “L’Homme qui marche” Série Homeland, 2018.

Untitled 3 , Série Homeland, 2018

Untitled 3, Série Homeland, 2018

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La série Homeland c'est l'histoire du Maroc ou d'abord l'Homme est un être victime de ses désirs. C'est une série photographique pleine d'humanité qui regarde le Maroc dans les yeux. La série est aussi une célébration de la liberté, elle pointe les dysfonctionnements du système, dénonce et démasque les contradictions sociales, politiques et culturelles, à l'aide de dispositifs documentaires et de mises en scènes à vocation critique. La série questionne l’enfermement exprimé à différentes échelles, comme autant de territoires. Elle se formule autour de questions de transfigurations et de bouleversements urbains. Elle aborde la question de l’ampleur du processus d’urbanisation rapide au Maroc. Les banlieues marocaines sont aujourd’hui prisonnières d’un mode de croissance qui entrave leur développement économique.  La série interroge la mémoire,  elle porte l'histoire de la périphérie, cette seconde zone. Les bâtiments sont confrontés les uns aux autres par des jeux d’ombres et de lumières qui donnent vie aux rues et aux impasses. Le regard critique porté sur la banlieue et ses territoires suppose une posture de précaution épistémologique mettant en perspective la dimension esthétique et la question de représentation.  Les notions antinomiques comme celles de domination ou de complémentarité et celles de rupture ou de continuité ne sont en fait que les principaux enjeux socio-politiques du Maroc d’aujourd’hui. La série met en avant des aspects intérieurs de la ville et des Hommes à travers des compositions qui explorent la frontière entre le public et le privé dans l’environnement urbain, afin de nous amener à repenser l’espace et à le réinvestir physiquement. Des photographies qui ont choisi de pénétrer la matière même du territoire, comme un espace de quête photographique. L’objectif est d’appréhender la frontière invisible entre le centre ville et sa périphérie. Ses photographies en prises avec les contradictions du Maroc posent une série de questions : comment on se situe soi-même par rapport à la ville, et par rapport au territoire ? Comment réévaluer notre rapport a la ville de manière plus critique ? La série rend compte des transformations et des changements qui modèlent l’espace urbain juste au-delà de la ville. Elle questionne la nature transitoire de certains territoires de la ville dans ses interstices les plus délaissés. La mémoire des lieux et de l’environnement sont des thèmes qui traversent toute la série. La photographie reste un outil puissant de remise en question, qui nous invite à nous interroger sur nos manières de regarder et de nous déplacer dans l’espace de la banlieue.  Les images de la série évoquent ainsi cet « hasard objectif » une certaine objectivité chargée de subjectivité évoquer par les surréalistes. A l'image du Maroc, Homeland vacille entre volontés modernistes, égalitaires et mesures discriminatoires. Au-delà de l’émotion que les photographies véhiculent, elles montrent souvent des êtres et des lieux inachevés dans une société en pleine schizophrénie.

La Seconde Zone , Homeland Series, 2019.

La Seconde Zone, Homeland Series, 2019.